Les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour jusqu’à 180 jours. Ils doivent cependant présenter un passeport en parfait état (page d’identification dénuée de déchirure et de tâche). Le passeport doit avoir une validité minimale d’un jour au-delà de la date prévue de sortie du Costa Rica. Toutefois, certains pays, par lesquels les voyageurs pourraient transiter, exigent une validité du passeport d’au moins 6 mois après la date de retour prévue.
A leur entrée sur le territoire costaricien, les voyageurs de nationalité française doivent disposer :
- d’un billet retour ou d’un billet vers une autre destination,
- de la preuve d’un hébergement sur place pour la durée du séjour,
- et des ressources financières suffisantes pour la durée de leur séjour
Les voyageurs souhaitant séjourner plus de 90 jours au Costa Rica doivent solliciter une autorisation de séjour auprès de l’ambassade du Costa Rica à Paris ou auprès des services d’immigration du Costa Rica. Pour plus d’informations, consulter le site de la « Direccion general de migracion y extranjeria » (en espagnol et en anglais).
Le titulaire d’une carte de séjour française, relevant d’une nationalité soumise à visa de court séjour pour entrer au Costa Rica, est dispensé de visa sur présentation de la carte de séjour en cours de validité et de sa traduction en espagnol.
Entrée par voie terrestre
Les voyageurs qui arrivent par voie terrestre doivent impérativement veiller à l’apposition sur leur passeport de deux cachets : le cachet de sortie du pays de provenance et le cachet d’entrée au Costa Rica. En l’absence de ces cachets, le voyageur est réputé être entré illégalement sur le territoire et devra retourner au poste frontière d’entrée afin de régulariser sa situation. Il risque même une incarcération avant expulsion du pays.
Les voyageurs souhaitant entrer sur le territoire costaricien à bord un véhicule personnel ou de location doivent, au préalable, accomplir les formalités relatives à l’importation temporaire d’un véhicule.
Formalités de sortie
Au moment de quitter le pays, il faut présenter aux agents à la frontière un passeport en parfait état (page d’identification dénuée de déchirure et de tâche). La sortie du territoire peut être refusée si le passeport est jugé en mauvais état.
Conseils pour l'obtention du visa
Les informations mentionnées ne sont qu'indicatives pour les ressortissants Français. Elles peuvent être sujettes à modification sans préavis de la part des autorités concernées. Il est donc prudent de les vérifier auprès du consulat systématiquement avant d'entrer sur le territoire.
Adresses des consulats
Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions en matière de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre de vaccinations internationales, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins si nécessaire.
Frais d’hospitalisation et dépenses de santé
Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé, parfois très élevés à l’étranger, il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont la chirurgie et l’hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade de France sur place.
Le Costa Rica dispose d’un bon réseau d’établissements hospitaliers qu’ils relèvent du secteur public ou du secteur privé.
Au sein des établissements privés, le coût des soins peut être très élevé et le versement d’un dépôt de garantie au moment de l’admission est obligatoire. Par ailleurs, hors les traitements d’urgence, les soins sont payants même dans le réseau des établissements de la sécurité sociale costaricienne.
Recommandations pour la santé
Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations. Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter dans ses bagages que les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Les médicaments doivent être dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il est indispensable de vérifier que les médicaments concernés sont autorisés dans le pays visité : pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.
Il est vivement recommandé aux personnes souffrant d’un problème de santé ou prenant un traitement médical de voyager munies d’une ordonnance et de sa traduction en espagnol (en cas d’hospitalisation ou de perte des médicaments, par exemple). La quantité de médicaments transportée doit correspondre à la durée du séjour envisagée.
Vaccinations
Les vaccins recommandés en France sont également indispensables lors d’un séjour à l’étranger : les maladies qu’ils préviennent circulent partout dans le monde, parfois même plus fréquemment qu’en France. Avant tout départ, le voyageur (adulte et enfant) doit donc d’abord s’assurer d’être à jour du calendrier vaccinal français, en particulier des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche mais aussi contre la rougeole. Le carnet de vaccination peut être demandé à l’arrivée de certains pays.
Des vaccinations complémentaires peuvent être nécessaires :
Depuis le 11 mai 2025, tout voyageur doit présenter, à son arrivée dans le pays, le carnet de vaccination contre la fièvre jaune (et non une photo ou une photographie) s’il provient de :
l’un de ces pays du continent américain : Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Guyane française, Paraguay, Pérou, Suriname, Venezuela, Trinité et Tobago ;
l’un de ces pays du continent africain : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Guinée Équatoriale, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, République du Soudan du Sud, Rwanda, Soudan, Sud Soudan, Tanzanie, Togo, Ouganda.
Sont exemptés de l’obligation de vaccination contre la fièvre jaune :
les personnes qui, après avoir séjourné dans un pays considéré comme à risque, ont séjourné pendant au moins six jours dans un pays considéré sans risque avant d’entrer sur le territoire costaricien (et qui n’ont pas eu des symptômes de fièvre au cours de cette période) ;
les étrangers non-résidents qui présentent des contre-indications à la vaccination contre la fièvre jaune et qui proviennent de pays à risque. Ils doivent fournir, avant d’entrer sur le territoire costaricien, un avis médical valide approuvé par l’autorité sanitaire nationale de leur pays d’origine et accompagné d’une traduction en espagnol ;
enfants de moins de 9 mois, personnes immunodéprimées, personnes avec maladie du thymus en cours ou guérie, allergie à l’œuf.
Hépatite A : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
Fièvre typhoïde : en fonction des conditions et de la durée de séjour ;
Tuberculose : chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés ;
Hépatite B : en cas de séjours fréquents ou prolongés.
Il est donc conseillé de consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales (médecine des voyages) suffisamment de temps avant le voyage.
Risques sanitaires
Maladies transmises par les moustiques
Chikungunya
La chikungunya est une maladie virale transmise par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se manifeste par l’apparition de symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin ; le traitement est uniquement symptomatique. Les moyens de prévention reposent sur la vaccination et la protection contre les piqûres de moustiques. Il est conseillé avant le départ de se référer à son médecin traitant et/ou à un centre de vaccination internationale.
Dengue
La dengue est une maladie virale transmise par piqûres de moustiques. Les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures, parfois éruption cutanée). En cas de signes cliniques, il est impératif de consulter immédiatement un médecin. Il n’existe pas de traitement curatif. La prise en charge médicale repose uniquement sur le traitement des symptômes. Il faut impérativement éviter la prise d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques. La vaccination des voyageurs peut être indiquée dans certains cas. Il est conseillé de se référer, avant son départ, à son médecin traitant et /ou à un centre de vaccination internationale.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
La dengue est endémique au Costa Rica. Le phénomène croît pendant la saison des pluies (de mai à novembre) dans les provinces touristiques du Guanacaste, de Puntarenas et de Limon.
Paludisme
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire transmise par piqûres de moustiques infectés. Les formes bénignes associent des symptômes de type grippal : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête, courbatures, vomissements. Des formes graves potentiellement mortelles peuvent survenir d’emblée ou en l’absence de traitement (confusion, convulsions, difficultés à respirer, jaunisse, saignements anormaux). En cas de survenue de symptômes pendant un séjour à l’étranger ou dans les semaines qui suivent le retour, il est nécessaire de consulter rapidement un médecin.
La prévention du paludisme repose sur la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’un traitement préventif. Avant tout séjour en zone d’endémie, il est recommandé de consulter son médecin traitant ou un médecin spécialisé en médecine des voyages.
Pour plus d’informations, consulter la rubrique risques sanitaires.
Les autorités locales considèrent que le paludisme est en voie d’éradication complète au Costa Rica. Le risque de paludisme reste donc faible. A ce stade, aucun traitement médicamenteux n’est nécessaire. Une protection contre les piqûres de moustiques est néanmoins recommandée.
Zika
Il s’agit d’une maladie due à un virus transmis principalement par piqûre de moustiques et dans certains cas par voie sexuelle. Les symptômes sont généralement absents ou modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées). La survenue de complications graves telle que des atteintes neurologiques (syndrome de Guillain Barré) et des microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus est attestée.
La prévention repose uniquement sur la protection contre les piqûres de moustiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse de consulter au préalable un médecin avant tout déplacement dans une zone infectée. En cas de maintien du voyage, il est impératif de se protéger des piqûres de moustiques et d’appliquer les mesures adaptées contre la transmission sexuelle.
Consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.
Pour plus d’informations, consulter le site du ministère de la Santé et le site de l’Organisation mondiale de la Santé.
Autres maladies
Fièvre typhoïde
La fièvre typhoïde est une maladie infectieuse causée par des bactéries présentes dans l’eau ayant subi une contamination fécale d’origine humaine, en général dans des zones où l’hygiène est précaire. L’infection résulte le plus souvent, de l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés ou d’une transmission directe de personne-à-personne. Les symptômes surviennent en moyenne 3 semaines après la contamination et associent : une fièvre continue, des maux de tête, une perte d’appétit, des douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, une grande fatigue et parfois une éruption cutanée. Dans les formes plus graves, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Les mesures de prévention reposent sur les règles élémentaires d’hygiène générale vis-à-vis de l’eau, des aliments et du lavage des mains ainsi que sur la vaccination.
Pour plus d’informations, consulter le site de l'Institut Pasteur.
Rage
La rage est une maladie virale mortelle affectant le système nerveux et présent dans la salive des animaux infectés, tels que chiens, chats, chauves-souris et autres mammifères sauvages. Le virus se transmet par morsure, griffure ou contact de la salive avec une peau lésée ou une muqueuse. L’évolution est rapide avec l’apparition de fièvre, maux de tête, anxiété puis de troubles neurologiques (coma). La rage est presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés. Il est recommandé d’éviter tout contact avec des animaux suspects domestiques ou sauvages. La vaccination préventive contre la rage avant un séjour en zone exposée peut être indiquée en fonction du type de voyage et en particulier chez les jeunes enfants dès qu’ils marchent. Il est conseillé de demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
En cas d’exposition à risque, consulter immédiatement un médecin même si la vaccination est bien à jour.
Ayahuasca
L’Ayahuasca, plante hallucinogène inscrite au registre des stupéfiants en France, est utilisée par certaines communautés indigènes lors de cérémonies chamaniques, le plus souvent pratiquées par des individus peu formés.
L’Ayahuasca comporte différents produits ou substances issus de plantes, et sa composition varie donc grandement selon les groupes ethniques, pour en modifier les effets, selon le contexte dans lequel le breuvage est consommé.
Les effets de l’Ayahuasca sont rapides, durables, et génèrent des effets à la fois psychiques (hallucinations, troubles de la conscience et de la mémoire, etc.) et des effets périphériques (troubles cardiovasculaires et digestifs notamment). Le principal danger de l’Ayahuasca est lié à la nature et aux propriétés des différentes plantes utilisées mais aussi à l’incertitude sur sa composition exacte.
L’usage de l’Ayahuasca peut donc avoir des conséquences médicales graves, voire mortelles, notamment pour les personnes présentant des symptômes cardiaques ou sous antidépresseurs. Par ailleurs, les effets psychotropes liés à la consommation de cette plante peuvent être à l’origine d’actes de délinquance graves.
La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie, même lorsque des guides touristiques et des centres d’éco-tourisme proposent des « initiations ». Ces activités ont lieu en outre dans des zones isolées, difficiles d’accès et, en cas d’accident, peu propices à l’arrivée de secours rapides.
Cette pratique est à proscrire.