L'Ethiopie à cheval

Le cheval en Afrique Noire

Les Chevaux Oromos

Les chevaux que vous montez sont ceux de la tribu cavalière des Oromos. Les chevaux Oromos ont une lointaine origine arabe, plutôt petits et d’un joli modèle avec une tête expressive. Ils ont d’excellents aplombs, le pied sûr et solide, leur pas est dynamique. Ils sont doux et dociles. Vous découvrez la «monte à la sémite» avec une seule rêne, sans mors et en montant à cheval par le côté droit. De l’avis d’amis cavaliers, cela ne pose aucun problème et l’on s’y fait très vite. La selle traditionnelle est heureusement pourvue de confortables coussins matelassés, couverts parfois d’une peau de chèvre.

Les traditions Oromos

Le Sud de l’Éthiopie est habité par un grand nombre d’ethnies fascinantes. On y retrouve des systèmes sociaux originaux, des modes de vie et des traditions préservés, des valeurs fortement encrées. Chaque ethnie entretien avec soin ses particularités culturelles et esthétiques qui la différencient de ses voisines, à la fois soeurs et rivales. Contrairement au Nord, dont l’histoire et la civilisation remontent aux origines de l’Ère Chrétienne, le Sud est longtemps resté inaccessible et incontrôlée. Nous avons pris la décision de concentrer notre voyage à cheval en Éthiopie sur 3 groupes ethniques dans 2 régions distinctes, laissant certes de côté certains aspects, mais évitant le papillonnage et la consommation touristique. Souvent, le fait de vouloir rencontrer chaque ethnie du Sud fait se concentrer une trentaine de minutes seulement à chacune. Au cours de ces rencontres, on prend quelques portraits en échange d’une pièce, acheter un souvenir, et repartir pour de longues heures de 4x4…Nous privilégions donc le fait de passer du temps, respectivement chez les Karos, les Hamers, et les Konsos, chez qui vous passer systématiquement quelques heures de palabre à l’ombre des cases, des journées de balades avec eux pour appréhender, autant que faire se peut, leurs modes de vie, et passer de l’autre côté du miroir.Les rares habitants de Balé sont des Oromos, l’ethnie la plus nombreuse parmi les 80 d’Ethiopie. Ils appartiennent au groupe couchitique et sont probablement originaires de Nubie. Autrefois guerriers redoutables, ils pratiquent les cérémonies d’initiation ou l’organisation sociale en classes d’âge, comme toutes les populations nilotiques. Islamistes ou chrétiens, ils n’en gardent pas moins leurs rites, leur organisation sociale traditionnelle, et leurs croyances en un dieu créateur : Waq.
Pasteurs nomades, traditionnellement cavaliers, ils se déplacent en famille avec leurs troupeaux, leurs chevaux de bâts et leurs chevaux de monte, en une caravane bariolée par leurs vêtements de couleur vive. Drapés dans de grands châles blancs, ils parcourent les horizons immenses sur leurs chevaux inépuisables. Ils s’abritent sous des cabanes temporaires aux toits de chaume ou même dans des grottes. Vous les rencontrez gardant leurs troupeaux de vaches, de chèvres et de moutons ou les abreuvant à quelque source d’eau minérale salée : les horas. Vous partagerez sans doute avec eux la cérémonie rituelle du café.

Découvrez notre voyage à cheval en Éthiopie.
Dessin ©Philippe Dumas
Dessin ©Philippe Dumas

Le cheval Boerperd

Après la deuxième guerre, un mouvement de protection de la race Boerperd s’est mis en place. En 1905, la race est reconnue par les associations d’éleveurs. Depuis 1973, La Boerperd Society of South Africa s’active à la protection de la race et à la reprise de l’élevage. Les standards de la race ont été identifiés et détaillés. Des règles strictes de sélection ont été établies. L’histoire du Boerperd, le cheval Boer, est directement liée à l’histoire de la colonisation de l’Afrique du Sud par les Blancs, d’abord les Afrikaners (Boers), majoritairement d’origine néerlandaise, puis par les anglais.
L’élevage du "boerperd" a commencé peu après l’arrivée de Jan van Riebeeck au Cap en 1652. Les premiers chevaux étaient alors importés de Java (le premier cheval fut vendu par la compagnie néerlandaise en Indonésie en 1665), et leur croisement, pendant près de 150 ans, avec des chevaux arabes venant de la Perse a défini la race de cheval du Cap. En 1793, des chevaux andalous arrivent au Cap. Malgré des similitudes physiques (notamment l’encolure forte), leur influence sur le cheval du Cap n’a jamais été réellement reconnue. Entre 1750 et 1800, les chevaux du Cap faisaient déjà leurs preuves en endurance, et devinrent naturellement recherchés par l’armée. Lord Charles Somerset participa activement à l’amélioration de la race en important des étalons Pur Sang Anglais. À cette période, on comptait 200 000 chevaux du Cap, et la race bénéficiait d’une renommée internationale.
En 1836, les Boers contestent de plus en plus la mainmise britannique sur la colonie du Cap, et nombres d’entre eux partirent vers l’arrière-pays en quête de plus de liberté. De nombreux chevaux du Cap suivent les Boers, et s’isolent des influences de races extérieures. Dans les montagnes du Lesotho, le roi Moshoeshoe 1er constituait la nation Basotho, et récupéra de nombreux chevaux du Cap qui plus tard donnèrent la race basotho. En parallèle, l’ouverture du canal de Suez à travers la mer Rouge stoppa définitivement l’exportation des chevaux du Cap vers l’Inde et l’élevage déclina petit à petit. Les guerres Anglo-Boers successives prouvèrent la force, la résistance et la mobilité des chevaux Boers et des poneys du Basotho. Elles réduisirent aussi leur nombre à une poignée.


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